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| | vka mtru na komtru: waka waka | |
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| concernant les contes mahorais: | | Je les ai tous oublié | | 0% | [ 0 ] | | Il m'en reste quelques uns, mais Je les ai jamais raconté | | 0% | [ 0 ] | | les personnes agées n'en raconte plus non plus:dommage | | 66% | [ 2 ] | | J'essaie d'en inventer certains au pif | | 0% | [ 0 ] | | autres remarques | | 33% | [ 1 ] |
| | Total des votes : 3 | | |
| | Auteur | Message |
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Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: vka mtru na komtru: waka waka Jeu 8 Juin - 23:13 | |
| savez-vous si un "halé" a déjà fait l'objet d'une analyse littéraire, notamment en terme de symbole, en terme sémiologique Cela m'intéresse. |
|  | | webmaster Admin

   Age : 24 Inscrit le : 12 Avr 2006 Messages : 210 Localisation : Durtol Emploi : Etudiant Loisirs : Lecture
| Sujet: Re: vka mtru na komtru: waka waka Sam 24 Juin - 0:42 | |
| "Halé Halélé", entame la grand-mère une fois terminé le copieux repas. "Gombé !", répondent en choeur les petits-enfants en se léchant encore les doigts tellement le dit repas était bon. "Vvouka m'tttou na kom'tttou", poursuit "koko" (la grand-mère). "Haya haya haya ...", s'impatientent "wajouhou" (les petits-enfants).
Ainsi commence de façon immuable les contes mahorais. [d'après moussa aboubacar, Mayotte]
 "Hala halele hala Mwambwa hale kashindana Ushindano mndru wa mroni Badi yeudjonongoza" Celui à qui on dit un conte ne doit jamais le discuter S'il le discute, il ira en enfer Sauf si c'est pour me corriger
Formule d'introduction aux contes comoriens [d'après contes comoriens de Ngazidja, de Mohamed Ahmed-Chamanga et Ahmed Ali Mroimana, L'Harmattan 1999]
Dernière édition par le Dim 28 Jan - 14:11, édité 1 fois |
|  | | Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: vka mtru na komtru: waka waka Sam 24 Juin - 16:46 | |
| | webmaster a écrit: | "Halé Halélé", entame la grand-mère une fois terminé le copieux repas. "Gombé !", répondent en choeur les petits-enfants en se léchant encore les doigts tellement le dit repas était bon. "Vvouka m'tttou na kom'tttou", poursuit "koko" (la grand-mère). "Haya haya haya ...", s'impatientent "wajouhou" (les petits-enfants).
Ainsi commence de façon immuable les contes mahorais. [d'après moussa aboubacar]
 "Hala halele hala Mwambwa hale kashindana Ushindano mndru wa mroni Badi yeudjonongoza" Celui à qui on dit un conte ne doit jamais le discuter S'il le discute, il ira en enfer Sauf si c'est pour me corriger
Formule d'introduction aux contes comoriens [d'après contes comoriens de Ngazidja, de Mohamed Ahmed-Chamanga et Ahmed Ali Mroimana, L'Harmattan 1999] |
Formule immuable, il est vrai puisqu'il s'apprente à une introduction plus ou moins longue et qui contient, en effet d'abord: 1- l'attention de l'auditoire, comme qui dirait "oyez oyez, bones gens de Sada" 2- "gombé", selon ce protocle, serait la preuve que l'auditoire est toute ouïe pour écouter cette alléchante histoire, souvente anecdotique. A ce stade, on n'en est pas encore à annoncer l'histoire à proprement parler. 3-S'en suit l'annonce tout aussi protocolaire "vka mtru na komtru", "il était une fois", qui aussi un autre rôle qui celui de s'assurer que l'assistance est prête à recevoir l'anecdote.
Ce qui m'a un peu amusé dans la version de Chamanga, c'est la mise en garde que l'on peut résumer et expliquer ainsi: "tout aussi invraissemble, cette histoire ne demande pas à être comparée aux réalités du monde. ça ne se remet pas en cause. On y croit et c'est tout!" C'est ainsi que l'on fait la différence entre fiction et réalité. "Attention ce que je vais vous dire est d'un autre monde. Il faut y croire comme tel, même si ça peut étonner, ou susciter des doutes". C'est de la littérature dont le but est d'amuser la galerie, sucsiter en elle émerveillement et amusement et faire passer des messages directs et indirects (subliminaux?!) et des leçons de morale. Cette mise en garde permet, par exemple, de faire intervenir des animaux qui agissent en humain, puisqu'on se situe sur une échelle du temps et de l'espace et où on ne saurait remettre en question les évènements qui s'y déroulent. Si mes souvenirs sont bons, certaines personnes ne manquent d'ailleurs pas de préciser qu'on se situe sur un temps où les animaux parlaient. Il ya bien de choses à dire sur cela. Reste que je cherche l'explication donnée par des études à la formule presque identique "il y avait un roi, un homme noble (commerçant,), un pauvre et une vieille dame hypocrite". Il arrive que ces personnages disparaissent du récit de façon complète, ce qui peut signifiait qu'ils faisait de simple figuration au début de l'anecdote. Oui mais quelle fonction narrative?
Dernière édition par le Sam 1 Juil - 19:24, édité 3 fois |
|  | | Darwish

 Inscrit le : 28 Juin 2006 Messages : 24 Localisation : lyon
| Sujet: Re: vka mtru na komtru: waka waka Ven 30 Juin - 22:53 | |
| Je ne sais pas s'il existe aujourd'hui une étude littéraire faite sur les contes imaginaires à Mayotte et dans les autres îles. Mais ça serait un bon sujet de recherche pour ceux qui travaillent sur la tradition orale.
Les formules, "halé halélé" prononcée par le Conteur et "Gombé" réponse des locuteurs ou de l'assemblée, précédant la phrase inaugurale du conte "vka mtru na komtru", "il était une fois", mettent en évidence deux choses: 1- la complicité du conteur et de l'assemblée puisque le conteur doit avoir la certitude que son auditoire est tout à son écoute; 2-l'histoire racontée n'est que de la fiction... (voir les interventions de Ben et Mouhamadeï). Ceci me fait rappeler aux contes européens commençant toujours par la célèbre expression "Il était une fois..." ainsi qu'arabes "Kâna yâ mâ kâna..." Dès le départ, les lecteurs (et les auditeurs) savent déjà que c'est une histoire fantastique, imaginaire, ....
Se poser la question sue "le symbolisme" de ces formules (et surtout du conte, de manière générale) serait de se demander tout d'abord leur fonctionalité !!!
A mon avis, ces formules symbolisent la tradition orale, la transmission même de l'histoire pour garder toute son originalité, son mysthère...C'est comparable aux genres littéraires qu'on trouve dans la Littérature arabe classique marquée par l'oralité tels que le "Khabar", la "Maqâma", la "Risâla"....
C'est mon avis, mais.......qui sait !!
Darwish |
|  | | Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: vka mtru na komtru: waka waka Sam 1 Juil - 19:31 | |
| Peut-on par exemple dire que la présence du roi, d'un homme riche ou d'une vieille dame hyprocrite est une manière de catégoriser les gens qui figurent dans le récit? Il semble que non, car toutle monde sait que les gens sont plus complexes que ça. En plus, il arrive, dans la plupart des contes, que ces personnages disparaissent du déroulement des évènement. ILs peuvent faire une brève appraition de temps en temps (comme pour le cas de la vieille dame), mais ce n'est pas systématqiue. |
|  | | | vka mtru na komtru: waka waka | |
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