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| Sujet: Hommage, Andriantsoly Sam 2 Déc - 1:46 | |
| Andriantsoly (l’écriture exacte avec le y, nous dit-on), Andrianantsouly ou Andrian Souli, peut importe l’orthographe, il demeure le personnage central du tournant de l’histoire de Mayotte, lui qu’on aime et qu’on déteste à la fois, hommage.
En 1832, l’apanjaka (pazak en malgache) Adriantsoly, est roitelet du Boina (ou du Bouéni), un royaume sakalava du Nord Ouest de Madagascar. Vaincu par les Mérina (royaume des Hauts Plateaux d’Imérina, centre du pays) et déposé par son peuple, il quitte Madagascar et se réfugie à Mayotte, à Mtsapéré, auprès du sultan Bwana Combo (II), reconnaissant suite à son aide de 1829. Ceci n’est pas un hasard puisque la mère de Bwana Combo est sakalava et parente d’Andriantsoly.
En 1823, il s’était converti à l’islam, mais conserva toujours son nom de chef sakalava « Tsi Levalou », contrairement à Ramanateka, un Hova, qui 5 années plus tard allait connaître le même sort en s’installant à Mohéli, sous le nom d’Abderahmane.
Les alliances sur des conflits, dont Mohéli et Anjouan se mêlent, poussent Andriantsoly, gouverneur, à se proclamer sultan de l’île en 1832. Mais Mayotte fut gouvernée pour la première fois de l’histoire de 1833 à 1836, par Umar le cadis d’Anjouan et de Mohéli.
1836, revenu pour la deuxième fois en sultan, il prend en main « l’île de la vanille et de la citronnelle » jusqu’en Mars 1841.
Le 25 avril 1841, il signe un traité de cession de Mayotte sur laquelle il règne. Le commandant français Passot achète Mayotte à cet usurpateur contre une rente annuelle, viagère, personnelle de 1000 piastres (5000 Frs, personnelle puisque on sait que ses enfants ont pu bénéficier d’une scolarisation à la Réunion, au frais du gouvernement français). La vente est entérinée par le roi de France, Louis-Philippe, en février 1843. Passot prend possession de l'île le 13 juin suivant. La population est alors de 3 000 habitants.
En réalité, la marine française avait besoin d'un port important dans l'entrée du canal de Mozambique et le traité de 1841, présenté comme un banal traité commercial, était une vente forcée. C'était pour la France une question de stratégie: il fallait occuper le plus de territoires afin d'empêcher les Anglais et les Allemands de les acquérir. La France qui venait de perdre Maurice, au profit des Anglais…
Andriantsoly est probablement décédé en 1845, et enterré à la pointe de Mahabou, un « site sacré » dont l’esprit suprême sakalava Dadi Laï y veille, nuit et jour. Des manifestations de possessions effleurant l’animisme, avec des corps en transe, sont organisées annuellement. Ses esprits du Tromba « ont toujours prédit l’avenir de Mayotte et de ses habitants avec succès » !
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