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   Age : 24 Inscrit le : 12 Avr 2006 Messages : 210 Localisation : Durtol Emploi : Etudiant Loisirs : Lecture
| Sujet: littérature et...islam. Jeu 15 Juin - 21:57 | |
| sans effleurer les bornes de la théologie. Et là la liste est longue, l'islam contrairement aux autres religions du livre véhicule un certain pouvoir politique. Aussi s'est-elle toujours chargée de faire cesser les traditions des régions conquises?
Prenant exemple de la litterature pré-islamique moyen-orientale qui, a disparu sous l'islam, qui lui orientait et favorisait plutot les textes donnant eloge au prophète [et] de Allah.
l'Andoulousie médievale(al-'andalus): avec la philo notement cartésienne (Averoes=Ibn Roushd)correspond t-elle à un declin d'influence de l'apogée mahométane? En tout cas, tel que les premiers conquérants l'ont établi!
Mayotte: littérature ne veut pas dire grand chose. "wanguiha sho...wgueze wwo" on me répondrait!nous avons gardé beaucoup de notre héritage pré-islamique, réflexion 
Dernière édition par le Dim 28 Jan - 14:18, édité 1 fois |
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Darwish

 Inscrit le : 28 Juin 2006 Messages : 24 Localisation : lyon
| Sujet: Re: littérature et...islam. Ven 30 Juin - 0:53 | |
| Je voudrais faire une brève intervention concernant la Littérature arabe classique ou anté-islamique suite à l'intervention de Mouhamadeï, je cite "Aussi s'est-elle toujours chargée de faire cesser les traditions indigènes lors de son établissement? Prenant exemple de la litterature pré-islamique moyen-orientale qui, a disparu sous l'islam, qui lui orientait et favorisait plutot les textes donnant eloge au prophète [et] de Allah. " .
Littérature arabe classique: bref aperçu.
Il faut savoir savoir que l'islam, en tant que religion et civilisation n'a pas fait disparaître la Littérature arabe anté-islamique (plus précisemment, La poésie), au contraire cette dernière a contribué énormement à l'essor de l'islam,. Ce sont les compagnons du Prophète qui rédigeaient les paroles de Mahomet (hadîth) et les verstes coraniques, dans la mesure où le Prophète était " Ammiyy" (illéttré). Donc, s'ils pouvaient écrire cela signifie qu'ils savaient lire et écrire... Ils appartenaient donc à la "Khassa" (classe sociale réservée aux élites, ceux qui savaient lire et écrire) et non à la '" Amma" (la classe populaire dont le Prophète faisait parti).
On ne peut donc pas parler de disparution de la Littérature arabe classique puisque celle est (et reste toujours) une grande référence linguitique (pour les grammairiens, les théologiens, les exégètes du Coran, etc...), historique, sociale et même politique après l'apparution de l'Islam jusqu'à nos. C'est ainsi qu'on parle de "Ayyâm al-'arab" (Les jours des Arabes, littéralement).
On doit plutôt parler d'évolution de la Littérature classique selon les périodes; on parle donc de :
1- La période pré-islamique
2- L'Islam naissant et la période islamique (jusqu'à la fin mort du 4e Calife, 'Ali)
3- La période Ommayyade
4- La période Ambasside
5- La période des Mamlouks
6- La période des Ottomans jusqu'à la chute du régime.
Notons ici que chaque période, il existe de la Littérature plus ou moins spécifique. Ce que Mouhamadeï dit "la litterature pré-islamique moyen-orientale qui, a disparu sous l'islam, qui lui orientait et favorisait plutot les textes donnant eloge au prophète [et] de Allah." renvoie à la période islamique dans la mesure où les poétes musulmans louaient leur nouvelle religion, leur prophète, le paradis, l'enfer, ....tout en dénigrant leurs adversaires. Ils décrivaient aussi les guerres qu'ils menaient par exemple contre les tribus voisines ou même les expéditions à l'extérieur de l'Arabie au "nom de l'islam". C'est ce qui différencie la poésie islamique de la poésie pré-islamique (c.à.d. le contenu)
....
Maintenant, pour ce qui est de Mayotte, la Littérature n'a pas encore une place car la société mahoraise est une "société orale" comme l'a souligné Mouhamadeï. Je cite : "Mayotte: littérature ne veut pas dire grand chose. "wanguiha sho...wgueze wwo". En tout cas nos arrières grand-parents ne nous ont pas laissés de traces manuscrites de leur vécue; mais tout ce que l'on d'eux et aussi du passé, n'est que des histoires racontées par nos nos grand-mères et grand-pères. De plus la tradition orale se manifeste généralement dans les histoires typiques, connues par tous, commençant par "Halé halélé...." ni plus ni moins.
Aujourd'hui, je ne peux que saluer l'effort de certaines personnes à écrire des romans, essais, contes, pièces de théâtre, etc...et peut être les Mahorais vont trouver le goût de la lecteure d'ici quelques années.
La lecture permet non pas de se cultiver mais aussi d'approfondir ses connaissances, approfondir sa réflexion. La littéraure est très diversifiée et chacun peut y trouver tout ce qu'il en a besoin : des sujets mondains à la religion et autres. A part si les mahorais se bornent à penser qu'après le Coran, ils ne liront que le "Barzandji", le "Toiyiba lasmaou", le "wasila" qui sont tous les trois de la "Littérature islamique" !!!! (surtout nos parents et grand-parents).
On ne peut donc pas rester toujours passifs même pour les qestions touchant la religion et dire que tel Foundi ou Oustadh est là pour m'expliquer ceci ou cela. Où sont aujourd'hui les mahorais dans les débats intellectuels sur la religion musulmane? Plus précisément, où sont nos Foundis, nos Cheykhs, nos Oustadhs dans ce genre de débat? dans la réflexion de leur pensée? Où sont-ils??????
J'attends vos réflexions.
Darwish |
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Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: littérature et...islam. Sam 1 Juil - 14:12 | |
| | Je n'ai pas encore lu ton texte, mais je te conseille de ne pas trop de laisser dans l'entthousiame de l'écriture. Plus c'est long, moins les gens ont envie de lire. Je te suggère donc de réunir tes idées et de poster plusieurs fois, plutôt que de faire de "littérature" en un bloc. |
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Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: littérature et...islam. Sam 1 Juil - 14:21 | |
| | webmaster a écrit: | [b] Prenant exemple de la litterature pré-islamique moyen-orientale qui, a disparu sous l'islam, qui lui orientait et favorisait plutot les textes donnant eloge au prophète [et] de Allah. |
Cela est un regard qui est loin de couvrir la réalité. En fait, l'Arabo-musulman a toujours voué une fasicnation sur la Jahiliyya, tout en la rejetant à la fois. Tantôt à cause de ce que ça représente comme "preuve" de générosité, de savoir vivre social, mais aussi à cause de la pureté de la langue dont on croyait qu'elle détenait. Les exégèse du Coran sont jonchées de cela, à longueur de pages. Et tantôt, on re rejette la Jahiyya pour une question de foi et de crédo. C'est 2 choses différentes |
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