amschanfi

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 14 Localisation : lyon
| Sujet: mariage.......civil Ven 12 Mai - 11:53 | |
| Il me parait qu'il y aura plus de mariage local à Mayotte, d'apès ce que j'ai compris, concernant l'exclusion de plus en plus "définitive" des cadis
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Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: mariage.......civil Ven 12 Mai - 13:27 | |
| J'ai effectivement appris que le cadi ne peut plus officier 1 mariage qui est devenu exclusivement une affaire du maire. Je n'ai pas d'information officielle sur cela. On aurait pu s'attendre à cela depuis la Katiba de 2000 qui a vu Mayotte s'accélerer vers l'intégration, sans retenu! Intégration ou désintégration? That's the question! J'aimerais, par ailleurs, savoir ce que pensent les Mahorais et les cadis qui voient, encore 1 fois, leur rôle se résorber tel 1 peau de chagrin. Leur fonction devrait aujourd'hui de cantonner sur celui de médiateurs dont je ne sais pas exactement les contours ni les prérogatives. |
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webmaster Admin

   Age : 24 Inscrit le : 12 Avr 2006 Messages : 210 Localisation : Durtol Emploi : Etudiant Loisirs : Lecture
| Sujet: Re: mariage.......civil Ven 12 Mai - 17:52 | |
| Je pose une question: vous êtes plûtot favorable ou non à "ces changements" quasi inévitables pour notre entière integration dans la république départementalisation
Juste un dernier mot, je lui ai écrit hier soir le député M.Kamardine; dans sa réponse " sachez que j'ai décoidé à me battre sur ces questions quelque soit le prix politique à payer car au bout c'est l'avenir mème de mayotte qui est en cause la france ne comprend pas cette tentative de faire de mayotte une republique cadiale et musulmane alors que la republique est laique! "
Monsieur le député fait quelques fautes de frappe, mais sa position est d'une clarté...alors ça vous hérisse 
Dernière édition par le Dim 28 Jan - 15:01, édité 3 fois |
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webmaster Admin

   Age : 24 Inscrit le : 12 Avr 2006 Messages : 210 Localisation : Durtol Emploi : Etudiant Loisirs : Lecture
| Sujet: Re: mariage.......civil Ven 12 Mai - 18:30 | |
| M. Kamardine demande une abrogation de la célébration du mariage local (des cadis) cette semaine, toutefois les cadis peuvent continuer mais « sans identité juridique » ! Donc qui dit mariage civil dit aussi divorce "civil", et en fin "héritage civil" après 2010.
Cette mesure: pour limiter le nombre exorbitant de divorces (et ce qui s'en suit: enfants abandonnés de plus en plus) et mieux contrôler les mariages blancs...une mesure plus répressive et plus responsabilisante qu"à vocation anti-musulmane", une mesure enfin pour une Mayotte collectivité départementale
Le politicien et le religieux chez nous?
Dernière édition par le Jeu 15 Juin - 17:29, édité 1 fois |
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Ben

 Inscrit le : 08 Mai 2006 Messages : 219 Localisation : Lyon
| Sujet: Re: mariage.......civil Lun 15 Mai - 12:03 | |
| | webmaster a écrit: | | Le politicien et le religieux chez nous? |
Le politique et le religieux ont vécu à Mayotte dans un réel respect mutuel sans antagonisme fondamental. Pourtant, on a l'impression, selon l’agissement et l’écrit de certaines personnes ça et là, qu'on cherche à les opposer systématiquement, au nom de la séparation des églises et de l'Etat, et au nom du principe de laïcité, et je ne sais plus au nom de quel principe. Par l’importation d’une conception très particulière des liens entre les sphères religieux et publique, il deviendra de plus en plus étonnant qu'un homme politique fréquente un lieu de culte, pire qu'il y officie, toujours au nom de la séparation des sphères, peut-être pour « non cumul des mandats » (lol). La tradition mahoraise m’a jamais estimé contradictoire ces deux professions. Mieux encore, le mariage, chose civile par excellence, a jusqu’à ce jour été assumé par le cadi. D’autre part, c’est cette magie du « melting » qui a toujours caractérisé la société mahoraise, dans son administration des choses publiques et privées. La culture n’est pas du reste puisque, cette même magie a su mélanger ce qui passe dans d’autres sociétés musulmanes pour inacceptables (société matriarcale qui accorde à la fille l’héritage de la maison) voire au regard des principes de l’islam même, mélangeant animisme et fonctions islamiques locales (astrologie assurée par des foundis, référents religieux), etc. En fait, ce qui me dérange dans la tendance empruntée par certains de nos élus et autres intellectuels, c'est de vouloir absolument, au nom de la modernisation, créer les mêmes antagonismes que ceux connus et vécus sur le territoire nationale. La réforme du mariage, en tant que telle ne me dérange pas. C’est qu’elle sape tout ce qui pourrait donner une certaine place aux traditions locales, suivant ainsi une ligne tracée depuis quelques années. Notre député n’est pas à son coup d’essai, puisque certains symboles de la tradition religieuse semblent bien l’enquiquiner ; il doit en avoir honte même. Pendant qu’à Mururoa, les autorités ne voient aucune contradiction à rester français et garder des spécificités locales, la shale reste un symbole d’une arriération des Mahorais. Autant l’est le kofia ou le kandzu. On se souvient que M. Kamardine, alors que sa collègue de l’île Bourbon avait demandé la non-application de la loi contre le voile sur l’île, il l’a défendue avec beaucoup de zèle. Rien n’est fait pour garder une certaine cohésion entre la culture et l’évolution nécessaire des Mahorais. Tout cela crée un malaise certain au sein de la société. Voilà des gens qui tiraient leur subsistance dans une fonction cadiale dont on a déjà vidé de sa substance et qui se retrouvent aujourd’hui n’en détenir même pas le symbole. |
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