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Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?

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MessageSujet: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Jeu 30 Nov - 21:27

Demain est la journée mondiale de lutte contre le SIDA dans le monde. A Mayotte, c’est un monde assez inconnu et ignoré qui est celui des Infections Sexuellement Transmissibles. Là dessus, les diverses campagnes de préventions menées sur le territoire depuis plusieurs années, sont prometteuses mais encore insuffisantes car des cas déclarés sont diagnostiqués souvent à Jacaranda, mais on ignore pour l’heure le nombre exact de personnes infectées NON déclarées résidentes à Mayotte.

Sida, comme ses copines sont des maladies à révélation dite obligatoire, et qui font objet de suivit et de recensement, donc la prévention se fait et doit se faire par là. Les malades clandestins peuvent t-ils se déclarer, dans leur situation actuelle ?

Pour Femme comme Pour Homme, Préservatif, est le seul remède encore efficace nous dit-on, contre l’infection, non contre le SIDA ? Comment voyez-vous la question…
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Ben



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MessageSujet: Re: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Ven 1 Déc - 21:19

Le préservatif est le seul remède, si l'on ne veut pas en évoquer d'autres. Il est surtout le seul remède lorsqu'on est atteint par 1 MST ou lorqu'on a des aventures sexuelles, ou un rapport à risque (homoxuel, par exemple).
On oublie que la fidélité reste aussi le 1er moyen, éthique certes, mais à l'évidence celui aura permis à beaucoup d'éviter de contracter la maladie. ça reste idéale comme solution -car on sait que beacoup ne sont pas fidèles- mais, on ne peut l'oublier pour autant. Ce sont les idéaux qui ont fait changer les choses.
Toutefois, partant du fait que beaucoup d'hommes et femmes ne sont pas fidèles, mais aussi lorsqu'on est 1 population à risque, le condom reste le seul moyen efficace. oui!
Il ne faudrait en aucun cas que l'usage des capotes soit non plus une manière d'encourager la les aventures extra-mariages, ni extra-conjugales.


Dernière édition par le Ven 1 Déc - 21:21, édité 1 fois
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Ben



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MessageSujet: Re: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Ven 1 Déc - 21:21

Je voulais tout de même que nous fasse un état de lieu de la situation du SIDA à Mayotte. Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet?
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Ratcho



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MessageSujet: Re: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Jeu 10 Mai - 19:46

Ari tria capotiyaho, yo insulte ? cyclops
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NASSURDINE



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MessageSujet: Re: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Sam 16 Juin - 19:48

voici un article intéressent de kaml eddine saindou
Région - Comores Santé
Dans l’archipel, le sida demeure une maladie honteuse
Céline Roussin est médecin au Centre hospitalier de Mamoudzou ; Jean Youssouf est le coordinateur du Programme de lutte contre le Sida aux Comores. Regards croisés.


Une affiche de prévention contre le Sida en provenance d’Ethiopie. L’alliance franco-comorienne de Moroni propose actuellement une exposition de ce type d’affiches venues de toute l’Afrique.



Des capotes, encore des capotes. Au cœur du dispositif de lutte contre le Sida à Mayotte, Céline Roussin est formelle. "Il faut inonder Mayotte de préservatifs" plaide t-elle. De l'autre côté de l'océan, Jean Youssouf tient le même plaidoyer : "Le jour où j'arriverai à inonder le pays de préservatifs, j'arrêterai la propagation". Les deux acteurs en charge de la lutte contre le Sida à Mayotte et dans l'Union des Comores se connaissent à peine. Outre quelques contacts professionnels dans le cadre des prises en charge de certains malades comoriens transférés à Mayotte, ils se sont croisés dans un colloque régional. Et pourtant, malgré la frontière qui les sépare, ils sont confrontés à un contexte social qui n'est pas si différent.
A Mayotte, le nombre de personnes qui ont contracté le virus depuis 1989 est estimé à 114. "Certains sont partis en métropole, neuf sont décédés et les autres, on les a perdu de vue" souligne Céline Roussin. Une enquête effectuée en 2003 par une institution canadienne évalue à 130 le nombre de personnes séropositives dans les trois autres îles de l'archipel, ce qui donne "une prévalence nationale de 0,02%" soutient Jean Youssouf.
Les chiffres de 2005 ne sont pas non plus très éloignés. On a recensé 67 séropositifs à Mayotte au 1er décembre contre 58 au 1er octobre. Un écart de 9 cas en moins de deux mois qui fait dire à C. Roussin que "des pics sont possibles et on ne peut pas toujours les prévoir". Cela veut-il dire que nous ne sommes pas à l'abri d'une forte pandémie ? Les médecins hésitent à se lancer dans de telles hypothèses. Le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) aux Comores parle de 80 cas et de deux décès dont le dernier date du 21 novembre dernier. A Mayotte comme aux Comores, 80% des séropositifs ont moins de 35 ans (le plus jeune à Mayotte à 18 ans et le plus vieux 65). Le mode de transmission est à plus de 80% hétérosexuel. Si l'on compte quelques "étrangers", la plupart des malades sont originaires des îles.



Socialement, les deux acteurs sont confrontés aux mêmes problématiques. "Le réflexe de se faire dépister n'est pas encore acquis" explique Céline Roussin, qui avance deux raisons à cela. "Le Sida reste une maladie honteuse" constate amèrement le médecin. La deuxième raison tient à une persistance de l'idée qu'on ne guérit pas du Sida. "Les gens pensent que le traitement ne dure qu'un an ou deux, alors qu'il bloque le virus dans sa multiplication et permet de récupérer un niveau de défense normal et réduit le risque mortel", précise le médecin polyvalent du service de médecine de Mamoudzou. Les mêmes pesanteurs sociales font que bien souvent aux Comores, les gens ne se dépistent pas et arrivent à l'hôpital au stade final de la maladie.
Si les points communs sont nombreux entre Mayotte et les autres îles des Comores, les différences des modes opératoires sont aussi riches en enseignements. Alors qu'à Mayotte, le dépistage est volontaire et fait l'objet d'une grande campagne, il "est le maillon faible aux Comores" reconnaît Jean Youssouf. Le coordinateur du PNLS explique cela par l'existence d'un unique centre à Moroni pour l'ensemble du pays. Cinq nouveaux centres dont un dans chaque île, devront ouvrir leurs portes en 2006. En revanche, les responsables sanitaires essaient d'obtenir des femmes enceintes d'accepter le test VIH (lire ci-dessous). Celui-ci est systématique pour les personnes souffrant de tuberculose et dans le cadre des transfusions sanguines. A Mayotte, la prise en charge thérapeutique est gratuite et se fait sur place pour les malades suivis au Centre hospitalier de Mamoudzou, ce qui n'est pas le cas à Moroni. Faute de spécialiste, "il fallait créer d'abord les conditions par la formation de médecins référents dans chaque île, l'établissement d'un guide sur la prise en charge. Ces conditions réunies, nous pourrons traiter les malades dans nos établissements dès les semaines à venir. Nous n'attendons que les médicaments", affirme Jean Youssouf .



Actuellement, les malades nécessitant une prise en charge médicale sont transférés dans des centres à l'étranger grâce à un partenariat régional entre le PNLS et l'association Rives basée à la Réunion. La perspective du traitement des malades du Sida inquiète néanmoins les responsables sanitaires comoriens, qui estiment que "la prise en charge ne peut avoir lieu si la discrimination et la stigmatisation ne sont pas combattues", pense un médecin du système des Nations Unies. La même stigmatisation "qui a emmené des malades à refuser d'être confiés à certains médecins", remarque Jean Youssouf.
A Mayotte comme dans le reste de l'archipel, la sensibilisation butte sur ces pesanteurs et devient un enjeu social important. Si la distribution des préservatifs se fait en public à Mayotte, elle passe par des stratégies discrètes dans les autres îles. Le programme de lutte contre le Sida en collaboration avec ses partenaires internationaux et des responsables des îles ont mis en place un système de réseaux. Une vingtaine d’éducateurs sont formés pour distribuer les préservatifs chez les travailleurs (surtout les travailleuses) du sexe. Ainsi, lorsqu'on nous a parlé de 75 nouveaux points de distribution de capotes ouverts alors qu'on n'en trouve aucun dans le pays, il a fallu se faire expliquer que ce sont des personnes très impliquées dans les différents milieux sociaux, à qui le programme fournit régulièrement les préservatifs à distribuer.



Les stratégies de sensibilisation de la population sont également différentes sur les deux rives. Pour Céline Roussin, la sensibilisation est encore timide à Mayotte. Elle implique les jeunes dans une certaine indifférence des adultes. Les Comores aussi ciblent les jeunes, mais par des interventions impliquant les institutions. "Nous avons intégré le VIH dans les programmes d'enseignement. Des manuels sont prêts et seront bientôt remis aux établissements", annonce J. Youssouf. Un travail important est également entrepris auprès des milieux religieux et ont reçu le soutien du Moufti, la plus haute autorité de la hiérarchie religieuse. "Nous avons réussi à passer un deal pour que la sphère religieuse n'interfère pas sur notre terrain d'action" explique-t-on du côté des organismes internationaux. Autrement dit, un compromis a été trouvé pour que tout en prêchant l'abstinence et la fidélité, ils s'abstiennent de fustiger l'utilisation des préservatifs. Mieux, le Moufti ne s'oppose pas à son usage, si les deux vertus semblent impossibles. Un accord que Céline Roussin aimerait bien obtenir de la part des religieux de Mayotte, encore réticents dans leur grande majorité.



Kamal'Eddine Saindou


2007-06-16
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NASSURDINE



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MessageSujet: Re: Sida et autres IST: préservatif, seule, vraie solution?   Sam 16 Juin - 19:59

voici un témoignage très intéressent à ce sujet.
PRÉVALENCE DU SIDA À MAYOTTE : UNE DÉLÉGATION DE RIVE ET RIVE OCÉAN INDIEN EN MISSION DE COOPÉRATION

Une très forte indiscrimination des malades entrave les dépistages Une délégation des associations réunionnaises de lutte contre le SIDA, R.I.V.E. et R.I.V.E. Océan Indien conduite par leur présidente, le docteur Catherine Gaud, revient d’une mission de coopération à Mayotte, où plusieurs facteurs d’inquiétude persistent. Un facteur d’espoir aussi : une association, Nariké Mussada, constituée il y a neuf mois sur le modèle de R.I.V.E.-Réunion, est aujourd’hui rejointe par des patients qui osent affronter les tabous au grand jour... « Les Mahorais préfèrent la mort physique à la mort sociale », rapportent les membres de la délégation, ébranlés par la force de la discrimination qui frappe les séropositifs mahorais.
LE système de Santé publique en place à Mayotte rend la situation moins préoccupante, au regard de l’expansion du SIDA, qu’elle ne l’est à Madagascar. Néanmoins, le docteur Catherine Gaud, présidente des associations R.I.V.E. et R.I.V.E. Océan Indien*, accompagnée de Jacques Rollin, chargé de coopération régionale au sein de R.I.V.E. océan Indien, a effectué dans la semaine du 29 mars au 4 avril une mission de coopération - la quatrième depuis 1990 pour le docteur Catherine Gaud, en poste au service d’immunologie de l’Hôpital de Bellepierre depuis quinze ans. Ils livrent ici les leçons tirées de cette récente mission.
À Mayotte, le nombre de séro-positifs déclarés (44) est apparemment peu élevé par rapport à la population totale, soit une faible séro-prévalance, majoritairement constituée de femmes dont la maladie est dépistée à l’occasion d’une grossesse. À Mayotte existe l’obligation légale de proposer un test de dépistage à toutes les femmes enceintes.

Une pression sociale insupportable
Mais Catherine Gaud a pu le constater : "Les femmes porteuses du SIDA sont très indiscriminées et il est probable que beaucoup de celles qui se pensent séropositive ne se font pas dépister".
Le centre de dépistage est situé au cœur de ville de Mamoudzou et le simple fait de s’y rendre - et d’y être vu - jette une suspicion que la pression sociale rend là-bas insupportable. "Les gens viennent au centre à la nuit tombée", ajoute Jacques Rollin (voir encadré) .
Un médecin français, Céline Roussin, y effectue quatre à cinq vacations par semaine, en compagnie d’une infirmière à mi-temps.

La partie émergée
Pour Catherine Gaud, les facteurs d’inquiétude sont de quatre ordres :
1/La discrimination n’aide pas au dépistage ;
2/ elle laisse prospérer beaucoup d’autres infections sexuellement transmissibles, notamment la syphilis ;
3/ les patients qui fréquentent l’hôpital de Mamoudzou et qui constituent la “file active” sont, pour près de la moitié, des Anjouanais ou des Grand Comoriens qui vont à Mayotte pour recevoir des soins - ce qui laisse penser qu’il existe peut-être un foyer d’explosion de la maladie dans un environnement proche ;
4/ la pression sociale est si forte qu’une femme qui découvre sa séropositivité la cache à son conjoint.
La “file active” à Mayotte comprend une majorité de femmes et une demie douzaine d’enfants. Les deux membres de R.I.V.E. s’accordent à dire que la “file active” identifiée n’est vraisemblablement que la - toute petite - partie émergée d’une épidémiologie réelle beaucoup plus importante.

Polygamie
Le SIDA se transmet essentiellement par voie hétérosexuelle à Mayotte, où la polygamie reste - et restera encore sans doute longtemps - le mode marital le plus répandu.
Les membres de R.I.V.E. rapportent à ce sujet une anecdote. Pendant leur mission de quatre jours, le docteur Gaud consultait dans une pièce et Jacques Rollin recevait, dans un bureau mitoyen, les personnes séro-positives qui désiraient se confier. Il leur est arrivé de recevoir séparément un couple dont chaque membre était venu consulter à l’insu de son (sa) conjoint(e) et s’est surpris à croiser l’autre dans le couloir. Depuis, le mari a été hospitalisé à La Réunion pour soigner d’autres infections opportunistes, pulmonaires notamment.

La solidarité se dissout devant les fléaux
En quatre jours, les deux membres de R.I.V.E ont capté une multitude de petits signes témoignant de la virulence de la pression sociale. Ils ont rencontré des femmes séropositives qui disaient refuser de parler à d’autres femmes atteintes comme elles.
"C’est incroyable de risquer sa vie par peur de la discrimination", commente Catherine Gaud, qui a néanmoins pu constater, lors des cours de formation donnés aux élèves de l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) - des Mahorais, pour les trois-quarts - que ce fait ne choque pas à Mayotte, où la solidarité se dissout devant les fléaux.

Culpabilité et solitude
"Avec la séropositivité, il y a la culpabilité. Certes, la sexualité est très libre à Mayotte, mais il y a comme partout le visible et le caché ; il y a le paraître, l’idée que l’on donne de soi et puis il y a la vraie vie...", ajoute le médecin, impressionnée par les formes d’auto-exclusion que pratiquent là-bas les séropositifs.
"Ils /ou elles s’excluent eux-mêmes pour éviter de l’être par les autres. Toutes les femmes que j’ai rencontrées, j’ai cherché à les déculpabiliser. Toutes ont pleuré, sans exception. Il y a en elles une grande douleur et une grande solitude", confie Catherine Gaud, dont le travail avec Mayotte remonte à 1990.
Chaque année, environ cinq patients mahorais viennent se faire suivre à La Réunion. Une quantité équivalente de patients font le même voyage, via Mayotte, depuis Anjouan et la Grande Comore. Tous sont hébergés dans la Maison de Vie de l’association R.I.V.E., à Saint-Denis.

Pascale David

(1) RIVE : Réunion Immuno-déprimés Vivre et Ecouter. Association créée en 1994, elle célèbre son 10ème anniversaire le 23 avril prochain à son siège du 11, rue du Four-à-Chaux, Saint-Denis. À partir de 19 heures.



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Jacques Rollin : de l’enseignement à la coopération régionale

Les actions de R.I.V.E. pour impulser la lutte contre le SIDA dans l’océan Indien prenant une importance croissante, ses membres ont créé, en octobre 2003, R.I.V.E. Océan Indien animé par un chargé de coopération régionale et un pharmacien.
Jacques Rollin, 55 ans, est le chargé de coopération régionale. Il a quitté l’IUFM, où il enseignait les pratiques de documentation depuis 1995. Déjà très impliqué dans la lutte contre le VIH-SIDA, le voilà lancé depuis sept mois dans l’organisation de la coopération régionale.
Il est devenu l’homme orchestre de R.I.V.E. océan Indien : constituant tous les dossiers administratifs destinés aux partenaires des actions de coopération, animant les contacts avec les six associations-sœurs constituées dans les pays voisins, recevant les patients de ces pays lorsqu’ils viennent se faire soigner chez nous à l’initiative de R.I.V.E., préparant les dossiers des candidats, originaires de la zone, au diplôme de sidénologie créé en 2001 avec Bordeaux II, préparant les “stages d’immersion”, à La Réunion, pour les médecins reçus au D.U de sidénologie... La charge de travail reposant sur les épaules de cet homme d’apparence frêle est impressionnante.
Une organisation spécifique prévaut aux actions de coopération, soutenues par la Banque africaine de développement (BAD) et le réseau de la coopération française à Madagascar et aux Seychelles.
Parti pour la première fois à Mayotte au début du mois, Jacques Rollin souligne que c’est la première fois qu’une mission de coopération dans cette île donne lieu à une formation des élèves infirmiers. Les précédentes missions donnaient lieu à une tournée des dispensaires.
Cette fois-ci, outre la formation, le docteur Gaud a animé une conférence sur les tri-thérapies, devant cinquante deux médecins en poste à Mayotte.
D’ici trois mois, auront lieu les prochains cours de base en sidénologie, à Antsiranana cette fois (Diego Suarez), en présence de vingt praticiens hospitaliers ou chefs de service et vingt cadres infirmiers ou sages-femmes.
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